Table accompagnement

Depuis 2006, PIMO coordonne la Table accompagnement de Montréal qui regroupe une diversité d’acteurs concernés par l’accompagnement. La Table s’est donnée pour mission de réfléchir et de concevoir une offre de services d’accompagnement en vue de répondre aux besoins d’accompagnement de la population montréalaise de plus de 15 ans incluant les personnes en perte d’autonomie liée au vieillissement.

Historique de la Table accompagnement

La Table accompagnement de Montréal est issue d’un comité chapeauté par le ROPMM et le CRADI créé en 1995.

Le CRADI souhaitait faire valoir les besoins en accompagnement des personnes avec une déficience intellectuelle en les distinguant des besoins de répit des familles. Quant au ROPMM, l’enjeu était le manque de financement pour le développement de services d’accompagnement destinés aux personnes ayant une déficience physique.

Le comité réussira, en 1996, à convaincre la Régie régionale d’octroyer des montants pour permettre aux organismes d’offrir des services d’accompagnement. Toutefois, devant la demande croissante, les organismes continueront à rencontrer des difficultés financières. De plus, les familles vont continuer d’utiliser leurs allocations pour le soutien aux familles afin de combler les besoins d’accompagnement de leur proche.

En mars 2002, une définition de l’accompagnement (qui sera reprise presque telle quelle dans la Politique À part entière) est adoptée.

Les regroupements étant occupés par d’autres priorités, PIMO prend la relève de la coordination de la Table accompagnement. À cette époque, outre PIMO et un conseiller de l’OPHQ, trois regroupements régionaux du milieu associatif des personnes handicapées participent aux travaux de la Table :

  • Regroupement des organismes de promotion du Montréal métropolitain (ROPMM) qui regroupe les associations oeuvrant auprès des personnes ayant une déficience physique, sensorielle, neurologique, du langage ou de la parole
  • Coalition régionale des associations en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement (CRADI)
  • AlterGo qui regroupe les associations oeuvrant pour le droit au loisir pour les personnes handicapées

En 2006, l’OPHQ amorce des travaux visant la mise à jour du projet de politique À part égale. L’accompagnement n’est pas inclus dans les discussions et n’apparaît qu’en marge d’autres problématiques telles le transport et le loisir. La Table, par ses représentations, réussit à faire valoir l’accompagnement qui s’est retrouvé parmi les huit priorités de la Politique À part entière, adoptée en 2009.

En 2010, la Table publie une étude L’accompagnement : Au-delà du domicile, pour une réelle participation sociale qui vient confirmer l’ampleur des besoins non comblés en matière d’accompagnement.

Par la suite, PIMO invite la Table à s’ouvrir aux représentants d’autres réseaux (institutionnels, des aînés, bénévole) tous concernés par l’accompagnement. La Table se donnera alors pour objectif de développer un modèle d’offre de services afin de répondre aux besoins d’accompagnement de la population montréalaise incluant les personnes en perte d’autonomie liée au vieillissement. Un modèle d’expérimentation est adopté en 2012. C’est ce modèle qui a été expérimenté par PIMO, en 2014-2015, dans le cadre de son projet pilote Pour une offre régionale en accompagnement.

Après cette expérience concluante, la Table s’est associée à PIMO en vue de la réalisation d’une campagne de promotion sur l’accompagnement.  Intitulée ON SORT ENSEMBLE ! pour un accompagnement à part entière, la campagne amorcée pendant la Semaine québécoise des personnes handicapées 2017 devrait se conclure en juin 2018 par le dépôt de la pétition à l’Assemblée nationale du Québec.

Outre ce dossier, la Table suit de près le projet de titre unique d’accompagnement (anciennement appelée carte universelle d’accompagnement) sur lequel l’OPHQ travaille depuis un certain temps.

Rôle de PIMO à la Table

PIMO anime et coordonne la Table accompagnement qui réunit près d’une vingtaine de représentants des milieux associatifs (personnes handicapées, proches aidants, personnes en perte d’autonomie liée au vieillissement, services bénévoles), des organismes publics et parapublics ainsi qu’un groupe de recherche.

Principales contributions de la Table

La définition de l’accompagnement

En 2002, la Table accompagnement de la région de Montréal entamait des travaux théoriques en vue de définir ce qu’est l’accompagnement. Des scénarios d’offres de services furent également élaborés mais aucun n’a pu être expérimenté faute de financement.

La reconnaissance de l’accompagnement dans une politique gouvernementale

En 2007, suite à une proposition de PIMO, la Table accompagnement a demandé et obtenu de l’OPHQ que le thème de l’accompagnement soit considéré dans les travaux de mise à jour de la politique À part égale alors que ce thème n’apparaissait pas dans cette dernière. À notre plus grande joie, les recommandations portées par la Table ont pratiquement toutes été retenues.

Une meilleure connaissance des besoins et services en accompagnement

En 2010, la Table accompagnement diffusait les résultats de son étude L’accompagnement : Au-delà du domicile, pour une réelle participation sociale. Coordonnée par PIMO, cette étude financée par l’OPHQ, a confirmé l’ampleur des besoins en accompagnement de la population montréalaise. Elle a également permis de mieux connaître les besoins et attentes des personnes ayant différents types de déficiences en matière de services d’accompagnement.

En raison d’un budget limité, la Table a dû cibler les groupes de personnes qu’elle jugeait les moins bien desservis en matière de services d’accompagnement. Les groupes ciblés étaient des :

  • adultes de 21 à 64 ans ayant une déficience motrice, une déficience visuelle, une surdi-cécité, une déficience du langage et/ou de la parole ou une déficience intellectuelle légère
  • adolescents de 13 à 20 ans ayant une déficience physique (motrice, sensorielle, du langage et/ou de la parole)
  • parents d’adultes ayant une déficience intellectuelle

Nous n’avons malheureusement pu rejoindre les adolescents ayant des incapacités. Toutefois, nous connaissons mieux les besoins et attentes des personnes en regard de futurs services. PIMO s’est d’ailleurs servi de l’Étude et des sources d’informations auxquelles elle réfère pour élaborer son projet pilote.