Témoignages

Des mots qui en disent long!

Témoignages de membres, de proches et d’accompagnateurs!

Marie-Josée Mignacca

Membre utilisatrice

« Que représente pour moi une aide offerte par PIMO ?  Je me permets d’utiliser les trois mots suivants qui sont : « Rêver, Se lever et Agir ».

Ces trois mots symbolisent très bien la mission de PIMO. Par ailleurs, lorsque je téléphone à PIMO et que je demande un accompagnement, c’est le seul moment dans mon quotidien où je peux choisir ce que je veux faire, quand je veux le faire et comment je veux le faire. C’est alors pour moi une aventure dans la vie courante. Je célèbre la vie en me permettant des moments de folie. Exemple : en prenant l’autobus à plancher bas avec Nathalie Mathieu, ça c’est la liberté, on attend; on chante, on rit, on se fait bousculer, c’est aussi ça l’intégration.

Parfois à PIMO, c’est une aventure émotive que l’on vit avec les accompagnateurs. Lors de visites que l’on rend à des amis grandement malades, je pense à ma sœur spirituelle Carole Morneau, lorsque Gabriel Rojo a dû m’accompagner un samedi de pluie pour aller visiter en toute vitesse cette personne. Cette visite a été faite dans le plus grand respect et grande discrétion.

Ce n’est pas toujours facile pour nous qui sommes en très grande perte d’autonomie d’inviter des accompagnateurs lors d’événements comme le décès de ses parents.

J’ai beaucoup d’admiration pour Élisabeth Soyard, qui a dû attendre dans le corridor de l’hôpital Notre-Dame, aux soins palliatifs lors des derniers moments de vie de mon père. Heureusement, que ma famille et moi-même avons su l’accueillir comme un membre de la famille.

Un grand merci à Nathalie Mathieu, qui a su m’accompagner avec tendresse lors des derniers moments de vie de ma maman. Je n’oublierai jamais son geste posé envers moi, lorsque ma nièce a fait sonner le téléphone pour me dire que maman avait lâché son dernier soupir.  Nathalie m’a prise dans ses bras comme une sœur, sans rien dire et m’a offert un peu de chaleur dont j’avais tellement besoin.

Promotion intervention en milieu ouvert n’est pas un simple service. Il n’est pas non plus un droit acquis à revendiquer, mais une nécessité essentielle à la qualité de vie de ceux et celles qui vivent seuls en logement, dans un hôpital ou un centre d’accueil.  Merci à PIMO d’être là pour mon mieux être et celui de mes pairs. » (Marie-Josée Mignacca, 2006)

Francine Germain

Mère de Nathalie Germain, membre de PIMO

« Pour le 20e anniversaire de PIMO, je tiens à témoigner de tous les bienfaits de PIMO concernant ma fille Nathalie.

Ma fille, Nathalie Germain, a la Sclérose en Plaques depuis maintenant quatorze années et est en Centre d’accueil  au CHSLD Nord de l’Île depuis le 19 août 1998;  c’est depuis ce temps que Nathalie bénéficie des services exceptionnels que PIMO nous offre.

C’est depuis l’automne 1998 que Nathalie bénéficie des  merveilleux services de PIMO. À cette époque,  Nathalie allait se baigner au YWCA tous les vendredis ou presque et ce, pendant plus d’une année.

Préalablement, je me dois de vous dire que Nathalie était lourdement handicapée et que l’accompagner au YWCA n’était pas une mince tâche.

Madame Reeves et, après son départ, Madame Nathalie Mathieu accompagnait Nathalie également à son dîner cette journée du vendredi, elle l’aidait à manger, elle lui lavait les cheveux, au besoin lui changeait sa couche, lui donnait sa douche, l’accompagnait jusqu’à la piscine (ce n’était pas toujours évident, dépendamment de la condition physique de Nathalie cette journée-là). On la soutenait autant moralement que physiquement.

PIMO s’est toujours fait un honneur de choisir leur personnel avec beaucoup de soin et de perspicacité.

Aujourd’hui, Nathalie n’a plus la capacité d’aller se baigner, mais Marie-Josée Deit et moi avons discuté à savoir quelle sortie conviendrait le mieux à  la capacité  physique de Nathalie et nous en sommes venues à la conclusion qu’une sortie au centre d’achat pour aller manger au restaurant lui conviendrait très bien. C’est ce que fait  ma chère Nathalie presque tous les vendredis depuis. Toujours accompagnée dignement d’une personne qualifiée pour ce faire, je ne suis jamais inquiète lorsque Nathalie est en compagnie d’une personne de chez PIMO.

Grâce à PIMO  Nathalie se sent une personne presque ordinaire (je veux dire : pas handicapée); parce qu’elle fait des sorties intéressantes en bonne compagnie. Nathalie est bien triste lorsque nous ne pouvons avoir d’accompagnateur le vendredi. (Heureusement, ce n’est pas fréquent !)

Je tiens à remercier du plus profond de mon cœur Marie-Josée Deit d’avoir eue l’idée de créer cet organisme PIMO. Il est d’une importance capitale pour les personnes handicapées. Merci à tout le personnel et en particulier Nathalie.

Mathieu qui est vraiment un ANGE DU CIEL pour Nathalie. Je vous embrasse tous et Merci encore, encore … »  (Francine Germain, 2006)

«  Je ne suis pas une grande utilisatrice des services de PIMO, quand j’en ai besoin, je l’apprécie grandement.  Dans mon entourage, peu de personnes sont disponibles.  Le fait de pouvoir compter sur PIMO est très rassurant. » (Anonyme, sondage 2007)

« PIMO me permet d’être autonome avec mon problème d’élocution ainsi que dans mes transactions d’achats divers. Cela me permet de voir du nouveau monde. » (Anonyme, sondage 2007)

« Une forme de grande liberté, choix personnels respectés, mais de courte durée.  Nous permet de nous identifier comme personnes à part entières capables de vivre dans sa communauté. » (Anonyme, sondage 2007)

 

Nathalie Mathieu (1969-2017)

Accompagnatrice

… ce qui la motive …

« Les membres m’apparaissent tellement de bonne humeur lorsqu’on arrive chez eux… J’aime beaucoup sortir en leur compagnie. » (Nathalie, sondage 2007)

… et ce qu’elle aime le moins dans son travail …

« Les salles de bain mal adaptées, les délais dans les travaux d’adaptations et les délais au transport adapté. En fait, ce sont les choses qui entourent le handicap et non le handicap lui-même. » (Nathalie, sondage 2007)

Éli

« C’est pour moi une occasion de valider mes connaissances – je suis travailleuse sociale de formation.  Je suis contente d’apprendre à connaître une nouvelle clientèle.  J’ai des projets professionnels en relation d’aide et ceci m’y aidera. » (Éli, sondage 2007)

… ce qui la motive …

« Découvrir la personne derrière le handicap. » (Éli, sondage 2007)